Les night-shops inquiets de la concurrence des magasins alimentaires  

Les night-shops inquiets de la concurrence des magasins alimentaires  

La Fédération des night-shops accuse les magasins ouverts en soirée de concurrence déloyale dans les centres touristiques. Interrogé en commission, le ministre Clarinval justifie le régime actuel et assure qu’un changement de législation n’est pas à l’ordre du jour. Dans bon nombre de villes, les magasins de nuit se sont multipliés au cours des dernières décennies. Rien que dans la Région Bruxelles-Capitale, entre 1997 et 2017, le nombre d’établissements a explosé de plus de 100 %. Mais aujourd’hui, le secteur des night-shops est inquiet. En cause ? Les heures d’ouverture d’une série de commerces. Pour comprendre, il faut se plonger dans le Moniteur belge. Une loi fédérale régit les heures d’ouverture (et la question du repos hebdomadaire) dans le commerce de détail. Pour faire simple, la plupart des commerces doivent être fermés avant 5 h du matin et après 20 h (ou 21h le vendredi). Les magasins de nuit, eux, doivent fermer entre 7 et 18 h, sauf si un règlement communal fixe d’autres heures de fermeture. A première vue, les deux types d’offres semblent compatibles et complémentaires. La législation ouvre également la porte à des dérogations dans les cités balnéaires et les centres touristiques (entre autres). Là, les heures d’ouverture sont élargies et la règle du repos hebdomadaire est assouplie. C’est dans ces lieux que se cristallisent les inquiétudes – les magasins de jour offrant un catalogue souvent plus diversifié et meilleur marché.

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